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Jacques Piquée : Les asters d’automne

Les asters d’automne (Aster sp.) de la famille des astéracées ou composées

Synonyme : marguerite de la St-Michel

Parmi les centaines d’espèces qu’englobe ce genre, Aster novi-belgii et Aster novae-angliae sont incontestablement les rois de l’automne. Ils s’agit de plantes originaires du nord – est des Etats-Unis. Ils ont engendré de nombreux hybrides aux coloris variés et à la floraison prolongée. Comme de plus leurs capitules sont très mellifères, ils méritent largement l’attention du jardinier pour les décorations des massifs d’arrière-saison et de l’apiculteur pour un appoint de nourriture avant la mise en hivernage de ses colonies d’abeilles. Pour le botaniste à la page, ces deux espèces appartiennent désormais au genre Symphyotrichum, terme constitué de deux racines grecques et qui signifierait cheveux soudés. Enfin, pour l’écologue soucieux de l’équilibre des écosystèmes et de la biodiversité locale, certains figurent dans la liste des plantes invasives ou pestes végétales et seraient donc à éviter ! Continuer la lecture

Jacques Piquée : Le savonnier

Le savonnier (Koelreuteria paniculata) de la famille des sapindacées.

Synonyme : arbre aux lanternes…
Les plantes qui peuvent s’implanter en ville doivent présenter un développement restreint, supporter la pollution, ne pas craindre la sécheresse et s’adapter à la plupart des sols. Originaire d’Extrême-Orient et notamment de la Chine et de la Corée, le savonnier répond à ces différents critères et convient particulièrement bien pour des plantations en avenue de faible largeur. De plus,sa floraison éblouissante et son feuillage qui se colore vivement en automne ajoutent un intérêt non négligeable à ce petit arbre. Continuer la lecture

Jacques Piquée : La vipérine commune

La vipérine commune (Echium vulgare) de la famille des borraginacées

Noms vernaculaires : langue d’oie, dragon, herbe aux vipères, herbe à la couleuvre…
Selon la théorie médiévale dite des signatures, les propriétés thérapeutiques attribuées aux plantes par la tradition populaire étaient directement liées à la couleur et/ou à la forme de leurs divers organes (racines, feuilles, fleurs).
C’est le cas de la vipérine dont les fleurs en forme d’entonnoir irrégulier et aux étamines saillantes évoquent, avec il est vrai beaucoup d’imagination, la gueule ouverte d’un serpent.
On attribuait ainsi à la vipérine la faculté de guérir des morsures de ce reptile. Cependant, si cette plante possède bien de nombreuses propriétés médicinales avérées, elle est totalement inefficace pour neutraliser le venin des vipères et autres serpents venimeux.
Cela n’enlève rien à l’intérêt que présente la langue d’oie comme plante ornementale, médicinale et surtout très mellifère. Certains auteurs prétendent qu’un hectare de vipérine est capable de produire plusieurs centaines de kilogrammes de nectar en une saison. Continuer la lecture