Archives de catégorie : Apiculture

Apiculture sur notre commune Châteauneuf Loire 42800

Jacques Piquée : La vipérine commune

La vipérine commune (Echium vulgare) de la famille des borraginacées

Noms vernaculaires : langue d’oie, dragon, herbe aux vipères, herbe à la couleuvre…
Selon la théorie médiévale dite des signatures, les propriétés thérapeutiques attribuées aux plantes par la tradition populaire étaient directement liées à la couleur et/ou à la forme de leurs divers organes (racines, feuilles, fleurs).
C’est le cas de la vipérine dont les fleurs en forme d’entonnoir irrégulier et aux étamines saillantes évoquent, avec il est vrai beaucoup d’imagination, la gueule ouverte d’un serpent.
On attribuait ainsi à la vipérine la faculté de guérir des morsures de ce reptile. Cependant, si cette plante possède bien de nombreuses propriétés médicinales avérées, elle est totalement inefficace pour neutraliser le venin des vipères et autres serpents venimeux.
Cela n’enlève rien à l’intérêt que présente la langue d’oie comme plante ornementale, médicinale et surtout très mellifère. Certains auteurs prétendent qu’un hectare de vipérine est capable de produire plusieurs centaines de kilogrammes de nectar en une saison. Continuer la lecture

Jacques Piquée : L’arbre de Judée

L’arbre de Judée (Cercis siliquastrum) de la famille des fabacées

Synonyme : arbre de Judas Nom vernaculaire : gainier
Comme son nom l’indique, le gainier est un petit arbre originaire du proche orient, largement présent dans l’ancienne province de la Judée. On le trouve maintenant dans tout le bassin méditerranéen où il fleurit abondamment dès la mi-avril. Il est également utilisé plus au Nord dans de nombreuses villes comme arbre d’ornement.
Comme la plupart des fabacées, il est capable de fixer directement l’azote de l’air grâce à des nodosités présentes sur ses racines.
Cette propriété lui permet de se contenter de sols pauvres et secs.
Une particularité remarquable de cette essence réside dans le fait que les fleurs apparaissent sur toutes ses parties âgées et fréquemment directement sur les grosses branches et même directement sur le tronc.
On utilise l’adjectif cauliflore pour qualifier cette situation (caule = tige) Continuer la lecture

Jacques Piquée : Le pissenlit officinal

Le pissenlit officinal (Taraxacum officinale = Taraxacumdens-leonis) de la famille des astéracées ou anciennement des composées.

Noms vernaculaires : dent-de-lion, florin d’or, cramaillot (en Haute-Saône et dans la Vôge), salade de taupe, baraban (en région lyonnaise), fausse chicorée…
Souvent considéré comme une «mauvaise herbe» envahissante et indésirable dans les parcs et jardins, lepissenlit ne mérite absolument pas cette réputation. Outre ses incontestables propriétés mellifères, c’est une plante comestible aux très nombreuses vertus médicinales. Comme dans le cochon, tout est bon dans le pissenlit : on peut utiliser la racine , les feuilles, les boutons floraux et les fleurs épanouies.
En conséquence, les jardiniers devraient absolument s’abstenir de vouloir éradiquer cette plante de grande importance pour les butineuses mais aussi pour de très nombreux auxiliaires. Les spécialistes ont répertorié plus de 90 espèces d’insectes inféodées à la dent-de-lion. Continuer la lecture

Jacques Piquée : La jacinthe d’Orient

La jacinthe d’Orient (Hyacinthus orientalis) de la famille des liliacées ou des asparagacées ou des hyacinthacées

L’appellation jacinthe désigne plusieurs plantes appartenant à des genres voisins ou à des genres très éloignés. Par exemple, la jacinthe d’Espagne ou scille campanulé appartient au genre Hyacinthoïdes assez voisin des vraies jacinthes alors que la jacinthe d’eau appartient au genre Eichhornia originaire d’Amérique du Sud et très éloignée botaniquement de ces plantes.
Comme souvent, il est donc important d’utiliser le nom scientifique de l’espèce visée pour éviter quelque confusion que ce soit.
La jacinthe d’Orient, parfois appelée jacinthe des jardins ou jacinthe de Hollande lorsqu’il s’agit de désigner les nombreuses sélections horticoles, est une vivace bulbeuse originaire du Moyen-Orient (Turquie, Syrie…). Elle s’est naturalisée dans quelques secteurs du midi de la France (Bouches du Rhône, Var…) et est très populaire dans les jardins grâce à sa floraison précoce et très parfumée. Elle est souvent forcée pour les fêtes de fin d’année et on peut la faire fleurir sans terre, juste avec de l’eau. On parle de culture sur carafe. Continuer la lecture

Jacques Piquée : L’hellébore oriental

L’hellébore oriental (Helleborus orientalis) de la famille des renonculacées

Synonyme : rose de carême A côté de la très célèbre rose de Noël (Helleborus niger), il existe une bonne quinzaine d’espèces d’hellébore. La distinction entre ces différentes plantes n’est pas toujours chose aisée d’autant qu’il existe de nombreux hybrides interspécifiques (Helleborus x hybridus) et de nombreux cultivars aux coloris variés.
La plus intéressante de ces espèces pour sa résistance, sa facilité de culture, sa propension à se multiplier spontanément et pour la durée de sa floraison, est vraisemblablement l’hellébore d’orient. Son appellation de rose de carême indique qu’elle fleurit en général en février donc un peu plus tard que les fêtes de fin d’année.
Les formes sauvages spontanées en Europe de l’est ou dans la proche Asie (Bulgarie, Grèce, Caucase, Turquie…) sont à fleurs pourpres plus ou moins foncées ou blanc verdâtre, parfois mouchetées.

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Jacques Piquée : Le noisetier commun

Le noisetier commun (Corylus avellana) de la famille des bétulacées.

Noms vernaculaires : coudrier, avelinier…
Le privilège d’ouvrir le bal des plantes mellifères revient au noisetier, arbuste commun des forêts et des haies bocagères. C’est un peu un paradoxe car, comme la plupart des essences forestières, le noisetier est un arbuste ou un petit arbre à pollinisation anémophile, c’est-à-dire pollinisé par le vent. Il produit très tôt dans l’année, parfois dès janvier, une importante quantité de pollen qui normalement ne concerne pas les insectes. Cependant, à l’époque de sa floraison, les ressources en pollen sont rares et le sien, est à la base des premières rentrées d’aliments protéinés dans les ruches. L’augmentation de la température et les apports en sources de protéines stimulent la ponte de la reine, l’année apicole est bien redémarrée. Continuer la lecture

Jacques Piquée : Le mahonia hybride

Le mahonia hybride (Mahonia x media) de la famille des berbéridacées

Décembre est le début de la morte saison et bien rares sont les plantes indigènes qui s’épanouissent encore à cette période un peu triste. Il faut donc chercher dans la flore exotique pour trouver des espèces qui fleurissent au cœur de l’hiver et qui permettent aux butineuses de trouver quelques gouttes de nectar et quelques grains de pollen lors de leurs sorties périodiques mais salutaires.
Certains mahonias asiatiques sont de celles-là et en particulier leur principal hybride qui associe les avantages de ses deux géniteurs, Mahonia japonica et Mahonia lomariifolia.
Il s’agit d’arbustes aux feuilles persistantes, composées de nombreuses folioles coriaces et épineuses qui évoquent un peu les feuilles du houx. Comme la plupart des espèces à floraison hivernale, ils ont opté pour la stratégie de fleurs voyantes et parfumées pour attirer les très rares pollinisateurs. Tous sont à floraison jaune lumineux et à odeur capiteuse.

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Jacques Piquée : Le cosmos bipenné

Le cosmos bipenné (Cosmos bipinnatus) de la famille des astéracées ou composées

L’intérêt des prairies fleuries pour la nourriture des insectes pollinisateurs n’est plus à démontrer. Leur valeur est évidemment fonction des différentes espèces qui les constituent et notamment de celles qui fleurissent longtemps et abondamment. C’est rarement le cas des espèces indigènes annuelles qui bouclent rapidement leur cycle. Après avoir fleuries, elles se mettent rapidement à graine et n’intéressent plus que les oiseaux granivores. C’est ainsi que la plupart des plantes messicoles, comme par exemple le bleuet, sont totalement desséchées, une fois le mois de juillet terminé . Il faut donc se tourner vers des espèces annuelles exotiques pour trouver des plantes floribondes de longue durée.
Originaire du Mexique et de la partie méridionale de l’Amérique du Sud, le cosmos bipenné est une espèce qui réunit ces deux principaux critères. Comme en plus, il est de culture facile et s’accommode de la plupart des sols, c’est une espèce précieuse pour avoir des fleurs jusqu’aux premières gelées de novembre.

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